Resolving a dispute between partners in court - GOLDWIN Avocats
Summary
  • Ask the judge to involve a third party to resolve the dispute
  • Legal proceedings open to partners
  • Dissolution of the company due to disagreement between partners
  • Avoid resolving shareholder disputes before the courts
Resolving a dispute between partners in court

You have set up a company (SARL, SCI, SAS, SA, etc.) with one or more partners. Then the company faces structural or financial difficulties, and choices have to be made. The first misunderstandings between the partners appear, and over time they become so serious that they paralyse the life of the company.

Despite an initial failed attempt at conciliation between you and your partner, you are unable to reach an agreement. There’s only one solution left: go to court to resolve the situation.

Ask the judge to involve a third party to resolve the dispute

First and foremost, the judge will propose resolving the dispute using alternative dispute resolution (ADR) by appointing a conciliator, arbitrator or mediator.

Conciliation

Conciliation brings together the partners in conflict, who express their points of view before the conciliator. The conciliator will then propose solutions to bring everyone’s positions closer together. The partners may or may not accept the conciliator’s proposals.

Arbitration

The judge may decide to appoint an arbitrator. This is a third party whose role is to settle any dispute that may arise between the shareholders. If the parties decide to accept the decision, it is binding on them. An arbitration decision is not always a good solution in the medium term, as the dispute between the shareholders may still exist.

Mediation

Unlike conciliators, mediators do not propose solutions. Their role is to get the shareholders in dispute to sit down around a table and re-establish communication between them. More than just a conversation, mediation can lead to a new social contract between the shareholders.

In extreme deadlock situations, where communication with your partner has become impossible, you can ask the judge to appoint an ad hoc representative or a provisional administrator. It is essential to be accompanied by a business lawyer in this type of situation to draw up the application that will define the nature, scope and duration of the person who will provisionally administer the company.

In situations where there is no longer any dialogue between the shareholders, they may, by virtue of their status, institute legal proceedings to carry out a management review or remove a director from office.

Management assessment

The partners or shareholders have a right to inspect the management of the company, a right that is strengthened for minority shareholders, who may go so far as to ask the court to appoint a management expert.

A management report is not a full audit of the company, or even an expert appraisal of decisions taken at a shareholders’ general meeting. It involves an examination of specific transactions, such as regulated agreements signed between shareholders, directors and the company.

This right is only available to certain shareholders in commercial companies. For example, shareholders or groups of shareholders of a public limited company representing at least 5% of the share capital (article L.225-231 of the Commercial Code). Beforehand, shareholders must put written questions to the company’s directors and officers. If they fail to receive a reply within one month, they may apply to the Court for an interim injunction to appoint an expert.

OUR ADVICE : it is vital at this stage to consult a lawyer, who will help you to determine precisely the scope of the management actions for which you wish to request an expert opinion, as well as the serious grounds for bringing such an action before the President of the Commercial Court.

Dismissal of the company director

In the event of disagreement between the partners, one of whom is a company director and has a blocking minority, it is always possible for the partners to ask the judge to remove the director from office.

Dissolution of the company due to disagreement between partners

In extreme cases, where the company is completely paralysed and its operation is undermined, article 1844-7 of the French Civil Code allows partners to apply to the court for early dissolution of the company for just cause.

NOTE : the partner at the root of the disagreement cannot apply to the court to have the company dissolved.

Avoid resolving shareholder disputes before the courts

Legal proceedings can be long and costly. Simpler solutions can be anticipated.

When setting up a company, it is important to sit down with your lawyer and discuss all the possible scenarios, and consider all the legal consequences.

You can insert various clauses in your articles of association and partnership agreement:

  • Financial clauses, as the financing of the company is often a bone of contention between shareholders;
  • Decision-making clauses
  • Exclusion clauses;
  • Non-competition clauses;
  • clauses requiring prior recourse to mediation or arbitration to resolve disputes between shareholders, etc.

Always bear in mind, before initiating legal proceedings, that the judge will try to protect the company’s interests at the expense of those of its partners.

GOLDWIN’s lawyers have therefore developed particularly reactive and creative expertise in resolving disputes between partners, in particular by favouring the pre-litigation route.

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Dans de nombreux cas, oui : depuis 2015, la loi impose de mentionner les démarches amiables entreprises avant de saisir le juge, mais l’absence de cette mention n’est pas sanctionnée en tant que telle.

En revanche, si vos statuts ou votre pacte d’associés contiennent une clause de médiation obligatoire, la jurisprudence est constante depuis 2003 : agir en justice sans l’avoir mise en œuvre rend l’action irrecevable.
La médiation entre associés n’est donc pas qu’une option de confort ; elle peut être une étape juridiquement incontournable. Un avocat en droit des sociétés peut vérifier en quelques minutes si une telle clause s’applique à vous.

Le coût d’une médiation entre associés varie selon la complexité du dossier et le mode de facturation du médiateur ou du cabinet d’avocats, mais il reste nettement inférieur à celui d’un contentieux complet.
Le coût doit toujours être mis en perspective avec celui, souvent bien plus élevé, d’un conflit qui s’enlise pendant plusieurs mois.

Lorsque le conflit rend la poursuite de la collaboration impossible, la cession des parts ou actions de l’associé sortant à un autre associé ou à un tiers repreneur est souvent la solution la plus rapide.
Si aucun accord n’est trouvé sur le prix, l’associé peut demander au juge la désignation d’un expert chargé d’évaluer la valeur des parts, dont l’estimation s’impose ensuite aux parties.
Une clause de rachat forcé (dite clause de « buy or sell »), prévue à l’avance dans le pacte d’associés, permet d’éviter cette étape judiciaire et de fluidifier considérablement la sortie.
Un accompagnement par un avocat permet de sécuriser la valorisation et le calendrier de cette sortie.

Le choix dépend de la nature du différend et de l’objectif poursuivi.
La médiation est adaptée lorsque les associés souhaitent préserver leur relation professionnelle, la confidentialité de leur différend et maîtriser les coûts.
La procédure légale s’impose en revanche lorsque le dialogue est rompu, qu’un manquement grave doit être sanctionné, ou que la loi impose de passer par le juge (dissolution, révocation, expertise de gestion).
Dans la pratique, ces deux voies ne sont pas exclusives : une médiation peut être tentée avant, pendant, voire après l’engagement d’une action en justice.

La durée de résolution dépend directement du moment où le conflit est pris en charge : un désaccord traité dès son apparition se règle souvent en quelques semaines par la médiation ou la négociation directe, tandis qu’un conflit qui s’enlise pendant plusieurs mois voit ses positions se durcir et son coût de résolution augmenter fortement.

De nombreux praticiens observent qu’un conflit laissé sans réponse pendant plusieurs mois devient nettement plus coûteux et difficile à résoudre. C’est pourquoi la réactivité est un facteur clé de succès, bien plus que la complexité juridique du dossier elle-même.
Ne laissez pas les tensions s’installer : un premier échange avec un avocat permet d’évaluer rapidement les options disponibles.

Un bon médiateur en conflit entre associés doit être un tiers réellement neutre, sans lien avec l’un ou l’autre des associés, et idéalement expérimenté en droit des sociétés pour comprendre les enjeux économiques et juridiques du dossier.
Il peut s’agir d’un avocat médiateur, d’un médiateur professionnel indépendant, ou d’un médiateur désigné par le tribunal.
Le choix peut être encadré à l’avance par une clause de médiation dans le pacte d’associés, qui prévoit parfois les modalités de désignation.

En principe, les frais de médiation sont partagés entre les associés participants, sauf accord contraire fixé au début du processus ou clause spécifique prévue dans le pacte d’associés.
Cette répartition peut aussi être renégociée à l’issue de la médiation, dans le cadre de l’accord final trouvé entre les parties.
Contrairement au recours à un conciliateur de justice, toujours gratuit car assuré par un bénévole, la médiation est un service payant. Ce point est généralement clarifié dès la première séance avec le médiateur ou l’avocat accompagnant le dossier.

Un accord de médiation entre associés est valable dès sa signature par les parties, sans intervention obligatoire du juge.
Il peut néanmoins être utile de le faire homologuer par un tribunal lorsque les parties souhaitent lui donner force exécutoire, c’est-à-dire la possibilité de le faire appliquer directement en cas de non-respect ultérieur par l’une des parties. Cette homologation est une simple formalité, rapide et peu coûteuse, qui sécurise l’accord sur le long terme.
Un avocat peut se charger de cette démarche pour le compte des associés concernés.

La médiation débute généralement par des entretiens individuels avec chaque associé, permettant au médiateur de comprendre les enjeux et les attentes de chacun, avant d’organiser des séances communes.
Ces échanges permettent de définir ensemble les points à résoudre, puis de construire progressivement une solution acceptée par toutes les parties.
Le processus est piloté par le médiateur, mais reste entièrement maîtrisé par les associés eux-mêmes : rien ne leur est imposé.
Le nombre de séances varie selon la complexité du différend.

Plusieurs signaux doivent alerter : des assemblées générales qui tournent systématiquement au désaccord, un associé qui cesse de répondre aux sollicitations, des décisions stratégiques bloquées pendant plusieurs mois, ou une perte progressive de confiance entre les partenaires.
Ces signes traduisent souvent un désaccord de fond qui ne se résoudra pas seul avec le temps.
Plus ces signaux sont pris au sérieux tôt, plus les solutions amiables ont de chances de fonctionner.
N’attendez pas que le blocage s’installe : un avocat en droit des sociétés peut vous aider à objectiver les faits dès les premiers signes de tension.

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