Activité professionnelle à domicile : faut-il une autorisation ?

A retenir

  • Domicilier son entreprise chez soi et y exercer son activité sont deux situations juridiques distinctes.
  • Locataire ou propriétaire, vérifiez toujours votre bail et votre règlement de copropriété avant toute immatriculation.
  • Dans les communes de plus de 200 000 habitants, une autorisation de changement d’usage est obligatoire pour recevoir de la clientèle ou des marchandises.
  • Exercer sans autorisation expose à une résiliation de bail et à une remise en état du local à vos frais.
  • Des alternatives existent si votre domicile est incompatible : domiciliation commerciale, coworking, bail mixte.
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Créer son entreprise à domicile semble simple : une idée, un logement, et c’est parti. En réalité, exercer une activité professionnelle chez soi engage des règles juridiques précises que ni votre bail, ni votre règlement de copropriété, ni la réglementation de votre commune ne pardonneront d’ignorer. Autorisation du maire, changement d’usage, dispositions du contrat de location, accueil de clientèle, stockage de marchandises, chaque situation appelle une réponse différente selon votre statut de propriétaire ou de locataire, votre ville et la nature de votre activité. Un avocat en droit des affaires à Paris vous permet d’anticiper ces contraintes avant qu’elles ne deviennent des obstacles à votre projet entrepreneurial.

Ce guide vous donne les conditions légales, les démarches concrètes et les solutions pratiques pour domicilier votre entreprise et exercer à domicile en toute conformité. À la clé : moins de frais, moins de risques et un projet lancé sur des bases solides. Commençons par une distinction essentielle que beaucoup d’entrepreneurs ignorent.

Activité professionnelle a domicile

 

Domiciliation d’entreprise et exercice à domicile : deux notions à bien distinguer

Derrière l’expression « travailler chez soi » se cachent en réalité deux situations juridiques distinctes, soumises à des règles différentes.

Qu’est-ce que la domiciliation d’une entreprise à domicile ?

La domiciliation consiste à établir l’adresse administrative et juridique de votre entreprise à votre domicile personnel. Concrètement, c’est l’adresse qui figurera sur vos statuts, vos factures, votre extrait Kbis et tous vos documents officiels. Elle concerne toutes les formes juridiques : auto-entrepreneur, entreprise individuelle (EI), EURL, SARL… Le Code de commerce, en son article L.123-10, autorise cette pratique sous conditions.

 

Attention :

La domiciliation ne signifie pas nécessairement que vous exercez votre activité depuis chez vous : un consultant peut domicilier sa société à Paris 16 tout en travaillant exclusivement chez ses clients.

 

Exercer son activité professionnelle à domicile : définition et implications concrètes

Exercer son activité à domicile va plus loin que la simple domiciliation. Cela signifie que vous travaillez effectivement depuis votre logement : vous y recevez des clients, vous y stockez des marchandises, vous y réalisez des prestations de service. Or, c’est précisément l’exercice de l’activité qui déclenche les obligations les plus contraignantes.

Recevoir un client dans votre appartement, faire livrer des colis à votre adresse personnelle ou employer un salarié depuis votre domicile, implique des règles spécifiques que ni votre bail, ni votre règlement de copropriété, ni la réglementation municipale ne toléreront sans conditions.

 

Recevoir du public à domicile, des obligations supplémentaires

Recevoir régulièrement de la clientèle à votre domicile peut entraîner la qualification de votre local en Établissement Recevant du Public (ERP). Cette qualification déclenche des obligations techniques strictes : accessibilité aux personnes à mobilité réduite, normes de sécurité incendie et parfois exigences de stationnement imposées par le PLU. Un logement standard ne répond généralement pas à ces normes sans travaux. Une vérification juridique et technique préalable s’impose.

 

Les conditions légales pour domicilier son entreprise chez soi

Votre statut d’occupant (propriétaire ou locataire) détermine le cadre juridique applicable à votre domiciliation.

Propriétaire : quelles règles pour domicilier son entreprise à domicile ?

En tant que propriétaire, vous disposez en principe de la liberté de domicilier votre entreprise chez vous. Toutefois, deux obstacles peuvent bloquer votre projet :

  • Le règlement de copropriété : en immeuble collectif, il peut interdire ou restreindre toute activité professionnelle dans les parties privatives.
  • Le Plan Local d’Urbanisme (PLU) peut imposer des règles spécifiques sur l’usage des locaux en zone résidentielle.

Avant toute immatriculation, vérifiez ces deux documents. Un avocat en droit immobilier à Paris identifie les risques en amont et vous évite de mauvaises surprises.

Locataire : ce que dit le bail sur la domiciliation d’une entreprise à domicile

La situation du locataire est encadrée par la loi ALUR et les dispositions générales du Code de la construction et de l’habitation. Si votre contrat de bail ne contient aucune disposition l’interdisant expressément, la domiciliation de votre entreprise à votre adresse personnelle est autorisée de plein droit, à condition qu’il s’agisse de votre résidence principale.

En revanche, si le bail contient une clause interdisant tout usage professionnel, vous ne pouvez pas passer outre sans l’accord écrit de votre bailleur.

Un avocat en droit du locataire saura analyser la portée exacte des clauses de votre contrat et vous conseiller sur la marche à suivre, qu’il s’agisse de négocier un avenant ou de contester une clause abusive.

 

La durée légale de domiciliation à domicile

La loi fixe une durée maximale de domiciliation à son domicile personnel : en principe 5 ans, ou la durée restante du bail si celui-ci expire avant (Cela ne s’applique pas aux entrepreneurs individuels et auto-entrepreneurs). À l’issue de cette période, vous êtes tenu de transférer le siège social de votre société vers une autre adresse (un local commercial, une société de domiciliation ou un espace de coworking).

Cette règle s’applique principalement aux sociétés (SARL, SAS…) et vise à éviter que le domicile personnel ne devienne durablement un local professionnel sans respect des règles d’urbanisme.

 

À savoir :

Les entrepreneurs individuels et auto-entrepreneurs ne sont pas soumis à ce délai de 5 ans dans les mêmes conditions, mais restent tenus de respecter les règles de leur bail et de leur copropriété.

 

Les conditions pour exercer une activité professionnelle depuis son domicile : ce qui change par rapport à la domiciliation

Exercer depuis chez soi impose des contraintes supplémentaires par rapport à la simple domiciliation. C’est ici que la réglementation devient plus technique, et que les erreurs sont les plus coûteuses.

Exercer à domicile : quelle autorisation obtenir et auprès de qui ?

La loi prévoit une exception à l’autorisation de changement d’usage : un occupant peut exercer une activité professionnelle dans une partie de son logement, sans autorisation, à condition que ce logement constitue sa résidence principale, qu’il n’y reçoive ni clientèle ni marchandise, et qu’il n’y emploie aucun salarié.

Dès lors qu’une de ces conditions n’est pas remplie, vous entrez dans un régime d’autorisation préalable. Selon votre situation, vos interlocuteurs seront la mairie (pour le changement d’usage), le syndic de copropriété, ou votre bailleur. Chacun de ces acteurs peut bloquer votre projet si vous n’avez pas respecté les règles applicables.

Le cabinet Goldwin Avocats accompagne chaque année de nombreux entrepreneurs et syndics dans la mise en place de conditions d’exercice conformes et pérennes.

Dans quelles villes faut-il une autorisation pour exercer à domicile ?

Communes de plus de 200 000 habitants : une autorisation de changement d’usage obligatoire

L’obligation d’obtenir une autorisation de changement d’usage s’applique dans toutes les communes de plus de 200 000 habitants, ainsi que dans les communes des départements des Hauts-de-Seine (92), de la Seine-Saint-Denis (93) et du Val-de-Marne (94), en application des articles L. 631-7 et suivants du Code de la construction et de l’habitation.

Paris : un régime de compensation plus strict que dans le reste de la France

À Paris, les règles sont particulièrement strictes. Dans la plupart des cas, la Ville exige une contrepartie : pour transformer un logement en local professionnel, vous devez simultanément transformer un autre local (bureau, commerce…) en logement, de surface équivalente. C’est ce qu’on appelle la compensation.

Cette obligation varie selon les arrondissements. Dans les zones les plus tendues, notamment les 1er, 2e, 4e, 5e, 6e, 7e, 8e et 9e, la surface à offrir en compensation doit être le double de celle que vous souhaitez transformer. Trouver ces mètres carrés de remplacement a un coût, souvent élevé, qui fluctue selon le marché immobilier parisien.

Naviguer seul dans ce dispositif expose à des erreurs coûteuses. Obtenir une autorisation de changement d’usage à Paris sans accompagnement juridique est une prise de risque rarement justifiée.

Quelles activités sont autorisées ou interdites à domicile ?

Les professions libérales comme l’avocat, le médecin, l’architecte, le consultant ou le graphiste sont les plus compatibles avec le domicile. Elles génèrent peu de flux physiques, peu de nuisances, et bénéficient à Paris d’une possible exemption de compensation.

Les artisans et commerçants peuvent exercer à domicile, mais dans un cadre plus strict. Tant qu’ils travaillent seuls, sans recevoir de clients ni de marchandises, ils restent dans le régime d’exception légale. Dès qu’un salarié entre dans l’équation, que des livraisons arrivent régulièrement ou qu’une clientèle se présente, une autorisation devient obligatoire.

Certaines activités sont pratiquement incompatibles avec un logement standard, quelle que soit la ville : restauration avec accueil du public, salon de tatouage, menuiserie bruyante, entrepôt d’e-commerce, manipulation de produits chimiques. Ces cas exigent non seulement un changement d’usage, mais souvent un changement de destination du local.

Exercer sans autorisation expose à une résiliation de bail ou à une action en justice de la copropriété.

Exercer en copropriété : quelles règles s’appliquent à votre activité professionnelle ?

Le règlement de copropriété est le premier document à consulter avant de lancer toute activité professionnelle depuis un appartement. Deux clauses sont particulièrement déterminantes :

  • la clause relative à la destination de l’immeuble (usage strictement résidentiel ou usage mixte habitation-professionnel)
  • et la clause définissant l’usage des parties privatives.

Si le règlement interdit expressément toute activité commerciale ou professionnelle, vous devrez obtenir l’autorisation de l’assemblée générale des copropriétaires, ce qui peut s’avérer long et incertain. Si le règlement permet un usage mixte, vous êtes en mesure d’exercer, sous réserve de ne pas générer de nuisances pour le voisinage.

Le cabinet Goldwin, spécialisé en droit de la copropriété à Paris, analyse votre règlement et définit avec vous la stratégie juridique la plus adaptée, qu’il s’agisse d’une démarche amiable ou contentieuse.

 

Vous habitez en HLM ?

La règle est plus stricte. Domicilier votre entreprise dans un logement social nécessite une autorisation préalable de votre bailleur social. Sans cette autorisation, vous vous exposez à une résiliation de bail. Renseignez-vous auprès de votre office HLM avant toute immatriculation.

 

Les démarches pratiques pour créer son entreprise à domicile

Choisir son statut juridique adapté au travail à domicile

L’auto-entrepreneur (ou micro-entrepreneur) est le statut le plus simple à créer et à gérer, avec des cotisations sociales calculées en pourcentage du chiffre d’affaires encaissé. L’entreprise individuelle au régime réel offre davantage de souplesse fiscale, notamment pour la déduction des charges liées au domicile.

L’EURL ou la SASU permet de séparer le patrimoine personnel du patrimoine professionnel, ce qui peut être crucial si votre activité génère des risques financiers.

Chaque statut a ses propres règles en matière de domiciliation, de charges sociales et de compatibilité avec le travail à domicile. Le bon choix dépend de votre activité, de votre chiffre d’affaires prévisionnel et de votre situation personnelle.

Les documents à fournir pour la domiciliation à domicile

Pour immatriculer votre entreprise avec votre adresse personnelle, vous devrez constituer un dossier comprenant plusieurs pièces justificatives :

  • Un justificatif de domicile récent (quittance de loyer, facture d’énergie, taxe d’habitation)
  • Si vous êtes locataire : une attestation sur l’honneur indiquant que vous disposez du droit d’y domicilier votre entreprise, ou l’accord écrit de votre bailleur si le bail l’exige
  • Si vous êtes en copropriété : idéalement une attestation de conformité avec votre règlement de copropriété
  • Une pièce d’identité en cours de validité
  • Le formulaire de déclaration d’activité rempli selon votre statut juridique.

Déclarer son activité professionnelle à domicile : où s’immatriculer et comment ?

Depuis janvier 2023, toutes les formalités de création d’entreprise sont centralisées sur le guichet unique électronique géré par l’INPI, accessible sur le site formalites.entreprises.gouv.fr. Ce portail remplace les anciens centres de formalités des entreprises (CFE).

Vous y créez votre espace, remplissez votre dossier en ligne, téléchargez vos pièces justificatives et suivez l’avancement de votre immatriculation.

Les délais varient selon la forme juridique : quelques jours pour une micro-entreprise, 1 à 2 semaines pour une société.

À l’issue de la procédure, vous recevez votre numéro SIRET et, pour les sociétés, votre extrait Kbis.

Quelles assurances professionnelles souscrire quand on travaille à domicile ?

Exercer une activité professionnelle depuis son domicile crée une zone de risque que peu d’entrepreneurs anticipent : votre assurance habitation classique ne couvre pas les dommages liés à votre activité professionnelle. Il est donc indispensable de souscrire, au minimum, une responsabilité civile professionnelle (RC pro) couvrant les dommages causés à des tiers dans le cadre de votre activité.

Pour certaines professions réglementées (médecins, avocats, architectes…), cette assurance est même obligatoire.

Par ailleurs, si vous recevez des clients à votre domicile, vous devez informer votre assureur habitation et demander une extension de garantie spécifique. Certaines compagnies proposent des contrats multirisques professionnels adaptés au travail à domicile.

 

Avantages et inconvénients d’exercer son activité professionnelle à domicile

Travailler depuis chez soi présente des atouts réels, mais aussi des contraintes à ne pas sous-estimer avant de se lancer.

 

Avantages Limites et risques
Réduction immédiate des frais fixes : pas de loyer commercial, ni de taxe foncière sur un local dédié Résiliation de bail si l’activité n’est pas autorisée par le bailleur
Charges du domicile partiellement déductibles fiscalement (loyer, électricité, internet) Action en justice possible de la copropriété en cas de violation du règlement
Économies sur les abonnements (téléphone, internet) mutualisés entre usage personnel et professionnel Nuisances potentielles pour le voisinage pouvant générer des conflits ou des plaintes
Flexibilité des horaires Remise en état imposée par la mairie en cas de changement d’usage non autorisé
Absence de temps de transport Image professionnelle pouvant souffrir d’une adresse personnelle
Meilleure conciliation vie professionnelle et vie personnelle Espace de travail souvent limité et difficilement extensible
Budget réaffecté au développement de l’activité Difficultés à recevoir des clients dans un cadre perçu comme peu professionnel
Souplesse pour tester un projet entrepreneurial à moindre risque financier Couverture assurantielle insuffisante si l’assurance habitation n’est pas adaptée à l’activité professionnelle

Quelles charges du domicile peut-on déduire fiscalement ?

Lorsqu’une partie de votre logement est dédiée à votre activité professionnelle, vous pouvez déduire une quote-part des charges proportionnelle à la surface utilisée. Cette quote-part s’applique au loyer, à l’électricité, à l’abonnement internet, à l’assurance habitation et, le cas échéant, à la taxe d’habitation ou à la taxe foncière.

Le calcul repose sur un ratio surface professionnelle / surface totale du logement. Ainsi, si votre bureau occupe 10 m² dans un appartement de 60 m², vous pouvez déduire un sixième de vos charges.

Cette déduction s’applique différemment selon votre statut : en entreprise individuelle au régime réel ou en société soumise à l’IS, elle est possible et documentée ; en micro-entreprise, un abattement forfaitaire remplace la déduction des charges réelles. Conservez impérativement tous vos justificatifs en cas de contrôle fiscal.

 


Vous souhaitez sécuriser votre situation avant de lancer votre activité ?
Appelez le cabinet Goldwin Avocats au 01 45 33 50 73 ou remplissez notre formulaire de contact pour être rappelé rapidement.

 

Que faire si l’exercice à domicile est impossible ou limité ?

Votre bail, votre règlement de copropriété ou la réglementation municipale freine votre projet ? Des alternatives existent, à des coûts très variables selon vos besoins.

La société de domiciliation commerciale : une alternative à la domiciliation chez soi

Les sociétés de domiciliation agréées proposent une adresse professionnelle dans des locaux dédiés, moyennant un abonnement mensuel généralement compris entre 20 et 100 euros selon les services inclus. Cette solution permet d’obtenir une adresse de prestige (Paris 8e, Paris 16e…) sans louer physiquement de bureaux, et offre des services complémentaires : gestion du courrier, numéro de téléphone dédié, accès ponctuel à des salles de réunion. C’est une option particulièrement adaptée aux entrepreneurs qui exercent en déplacement chez leurs clients et n’ont pas besoin d’un espace de travail fixe au quotidien.

Coworking et pépinières d’entreprises : exercer hors de son domicile à moindre coût

Les espaces de coworking offrent une alternative souple et économique à la location de bureaux classiques. Pour un abonnement mensuel généralement compris entre 150 et 400 euros, vous bénéficiez d’un poste de travail, d’une adresse professionnelle, d’une connexion internet et d’un environnement stimulant.

Les pépinières d’entreprises, souvent soutenues par des collectivités locales ou des chambres de commerce, proposent des conditions encore plus avantageuses pour les jeunes entreprises, incluant parfois un accompagnement à la création et des services mutualisés. Ces structures constituent un excellent tremplin pour les entrepreneurs qui souhaitent sortir du domicile tout en maîtrisant leurs charges.

Le bail mixte : habitation et usage professionnel

Le bail mixte est un contrat qui autorise expressément l’occupation d’un local à la fois à titre d’habitation principale et à titre professionnel. Il est soumis à la loi du 6 juillet 1989 et permet de légaliser l’exercice d’une activité professionnelle dans un logement, sous réserve que cela ne contrevienne pas aux règles d’urbanisme et au règlement de copropriété. Ce type de bail se négocie directement avec le bailleur et doit mentionner explicitement les deux usages autorisés. Il offre une sécurité juridique supérieure à la simple tolérance du bailleur, et peut être une solution élégante pour les professions libérales souhaitant recevoir des clients à leur adresse personnelle.

Votre activité évolue : quand et comment quitter la domiciliation à domicile ?

Exercer son activité professionnelle à domicile n’est qu’une première étape. Au fil du développement de votre entreprise, d’autres questions se poseront : faut-il basculer vers un local commercial, renégocier votre bail, faire évoluer votre statut juridique ? Chaque changement engage de nouvelles obligations légales qu’il vaut mieux anticiper que subir.

Le cabinet Goldwin Avocats vous accompagne à chaque étape de votre projet, de la domiciliation initiale jusqu’aux transitions les plus complexes. Appelez-nous au 01 45 33 50 73.

 

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Questions fréquentes sur l’exercice d’une activité professionnelle à domicile

Si l'activité de votre voisin génère des nuisances anormales (flux de clientèle, bruit répété, nuisances olfactives), vous disposez de plusieurs recours progressifs. La première étape est la mise en demeure amiable par courrier recommandé. Si elle reste sans effet, le syndic de copropriété peut être saisi pour faire respecter le règlement de l'immeuble. En dernier recours, le tribunal judiciaire peut ordonner la cessation de l'activité et condamner l'auteur des nuisances à des dommages et intérêts. Le cabinet Goldwin Avocats vous accompagne dans la constitution de votre dossier et la définition de la stratégie contentieuse la plus adaptée à votre situation.
Oui, et c'est l'un des risques les plus sous-estimés. Si votre bail réserve le logement à un usage exclusivement résidentiel et que vous y exercez une activité sans accord écrit de votre bailleur, une procédure de résiliation peut être engagée. Les tribunaux ont régulièrement confirmé ce droit, notamment lorsque l'activité génère des nuisances ou modifie l'usage réel du local. Faites analyser votre bail avant de vous lancer.
Les sanctions sont doubles.
  • Sur le plan civil : résiliation de bail, action en justice du syndic pour faire cesser l'activité.
  • Sur le plan administratif : la mairie peut imposer une remise en état du local à vos frais.
Ces deux types de procédures peuvent se cumuler et menacer simultanément votre activité et votre logement. Mieux vaut sécuriser sa situation en amont.
Le Val-de-Marne fait partie des départements soumis à l'obligation d'autorisation de changement d'usage, au même titre que Paris et les autres départements de la petite couronne. Recevoir de la clientèle à domicile pour des soins ou des massages implique donc d'obtenir une autorisation préalable de la mairie, indépendamment de votre statut de locataire. Votre bail et le règlement de copropriété doivent également le permettre. Trois documents à vérifier, trois interlocuteurs potentiels : une analyse juridique préalable vous évitera des démarches coûteuses et des situations de blocage difficiles à gérer une fois l'activité lancée.
Oui, dans la grande majorité des cas. La cotisation foncière des entreprises est due par toute personne exerçant une activité non salariée à titre habituel, que ce soit depuis un local dédié ou depuis son domicile. Sans local distinct, elle est calculée sur une cotisation minimale fixée par la commune. Elle est distincte de la taxe d'habitation et les deux peuvent se cumuler. Quelques activités bénéficient d'exonérations : artisans travaillant seuls, artistes-auteurs, mais elles restent des exceptions encadrées.
En principe non, si vous vous limitez à la domiciliation administrative. La simple inscription de votre adresse personnelle comme siège social ne modifie pas l'usage du logement et ne justifie pas une révision de loyer en cours de bail. En revanche, si vous exercez effectivement votre activité à domicile en recevant des clients ou des marchandises, la situation change : votre bailleur peut légitimement proposer un bail mixte assorti d'un loyer révisé. Chaque situation dépend des termes exacts de votre contrat.
Le changement d'usage, régi par le Code de la construction et de l'habitation, porte sur la manière dont l'occupant utilise son logement. Transformer un appartement en local professionnel ou en meublé de tourisme type Airbnb en sont deux exemples courants. Il nécessite une autorisation de la mairie dans les zones tendues. Le changement de destination relève du Code de l'urbanisme : il concerne ce pour quoi le local a été techniquement conçu et peut exiger un permis de construire ou une déclaration préalable. Les deux procédures peuvent être requises simultanément lorsqu'on transforme un logement en local professionnel.
Le rez-de-chaussée bénéficie d'un régime légèrement assoupli (l'article L.631-7 du CCH) . La loi prévoit que l'occupant d'un logement en rez-de-chaussée peut exercer une activité professionnelle sans autorisation de changement d'usage, à condition de ne pas employer de salarié et de ne pas générer de nuisances et à condition que l'usage soit déjà mixte ou commercial. Contrairement aux étages, la restriction sur la réception de clientèle et de marchandises ne s'applique pas de la même façon. Attention toutefois : les règles du bail, du règlement de copropriété et de la mairie restent pleinement applicables.
Oui, à condition d'en être le représentant légal. La domiciliation est autorisée pour 5 ans maximum, ou jusqu'à l'expiration du bail si celui-ci prend fin avant. À l'issue de cette période, le siège doit être transféré ailleurs. Rappel important : cette tolérance vaut uniquement pour la domiciliation administrative, elle n'autorise pas l'exercice de l'activité depuis le domicile, qui reste soumis à des règles distinctes.
Non, dans la grande majorité des cas. Les dispositions légales permettant d'exercer sans autorisation sont conditionnées au fait que le logement constitue la résidence principale de l'occupant, c'est-à-dire le lieu de vie effectif pendant plus de huit mois par an. Une résidence secondaire ne remplit pas cette condition. Y exercer une activité professionnelle nécessite donc une autorisation de changement d'usage, en plus des vérifications habituelles du bail et du règlement de copropriété.
C'est une disposition fréquente dans les règlements de copropriété anciens, réservant l'usage des appartements à un usage strictement résidentiel, sans activité commerciale ni artisanale. Son interprétation a évolué avec la jurisprudence : elle n'interdit pas systématiquement les professions libérales, mais peut bloquer toute activité impliquant de la clientèle ou du personnel. Avant de vous lancer, faites analyser cette clause par un avocat spécialisé, quelques heures de consultation peuvent vous éviter des années de litige.
Non, sans autorisation préalable. L'absence de salarié est l'une des conditions essentielles permettant d'exercer à domicile sans autorisation de changement d'usage. Dès qu'un employé travaille depuis votre domicile, même à temps partiel, vous sortez du régime d'exception légale. Cette règle s'applique quelle que soit la forme juridique de votre entreprise.

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